l'Histoire de Florence Nigthingale

L’hygiène est  un point important. Florence Nightingale fut au cœur de grand débat dans l’histoire. Dans le but de soigner une grande quantité de monde sans même les opérer.

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Article Florence Nightingale

L’hygiène est  un point important. Florence Nightingale fut au cœur de grand débat dans l’histoire. Dans le but de soigner une grande quantité de monde sans même les opérer.

Nous allons vous compter l’histoire de l’une des précurseurs de l'hygiène. 

Florence Nightingale était une pionnière dans le domaine des soins infirmiers. Elle eut une influence considérable sur les politiques des XIXe et XXe siècles en matière de soins médicaux. Ce nom ne vous dit peut-être rien. Mais elle possédait un surnom. “La dame à la lampe". Ce surnom vient du fait qu’elle faisait des rondes de nuit afin d'aider les blessés. Toujours avec sa lampe.

Issue d'une famille aisée, Florence Nightingale a défié les attentes de l'époque. Elle a poursuivi ce qu'elle considérait comme sa vocation divine d'infirmière. Alors si vous voulez en savoir plus plongez avec nous dans l’histoire de Florence Nightingale.

1. Origine et jeunesse de Florence Nightingale :

 A. Une vie débutant sous les meilleurs auspices:

Son nom laisse penser qu’elle est née en Angleterre mais pas du tout ! Florence est née le 12 mai 1820 à Florence , en Italie, la ville qui lui a inspiré son nom. Cadette de deux filles, elle fait partie d'un clan britannique aisé qui appartient à l'élite sociale. Sa mère, Frances Nightingale, était issue d'une famille de marchands et mettait un point d'honneur à fréquenter des personnes de premier plan. Malgré les intérêts de sa mère, Florence elle-même était apparemment maladroite dans les situations sociales. Elle préférait éviter d'être le centre d'attention chaque fois que cela était possible. Dotée d'un fort caractère, elle s'opposait souvent à sa mère, qu'elle considérait comme trop autoritaire.

William Edward Nightingale le père de Florence est un riche propriétaire terrien qui sera associé à deux domaines. Le premier à Lea Hurst, dans le Derbyshire, et l'autre à Embly, dans le Hampshire. Nightingale a reçu une éducation classique, comprenant des études de mathématiques ainsi que d'allemand, de français et d'italien.

Florence ville de naissance de Florence Nightingale

  B. Une femme d'action dès son plus jeune âge:

Dès son plus jeune âge, elle a été active dans le domaine de la philanthropie. Elle s'occupe des malades et des pauvres dans le village voisin de la propriété de sa famille. Finalement, elle arriva à la conclusion que le métier d'infirmière était sa vocation. Elle croyait que cette vocation était son but divin.

Lorsque elle a fait part à ses parents de ses ambitions de devenir infirmière, ils n'étaient pas contents et lui ont interdit de suivre une formation appropriée. À l'époque victorienne, où les femmes anglaises n'avaient pratiquement aucun droit de propriété, on attendait d'une jeune femme de la stature sociale de Nightingale qu'elle épouse un homme fortuné. Cela permettait d'assurer son statut social. Alors qu'accepte un emploi considéré comme un travail subalterne allait avoir des conséquences pour son futur aristocratique.

Étude d'infirmère de Florence Nightingale

  C. Une femme indépendante 

En 1849, Nightingale a refusé la demande en mariage d'un homme "convenable", Richard Monckton Milnes. Elle expliqua les raisons de son refus en disant que, même s'il la stimulait intellectuellement et romantiquement, sa "nature morale et active" exigeait autre chose qu'une vie domestique. Déterminée à poursuivre sa véritable vocation malgré les objections de ses parents. Elle s'inscrit finalement comme étudiante infirmière en 1850 à l'Institution des diaconesses protestantes de Kaiserswerth, en Allemagne.

Collection Distributeur de Savon

2. Le départ de Florence Nightingale vers la guerre de Crimée:

Au début des années 1850, elle est retournée à Londres. Elle a accepté un poste d'infirmière dans un hôpital de Harley Street. Cet hôpital était spécialisé pour les gouvernantes malades. Ses performances dans cet hôpital ont tellement impressionné son employeur que Florence a été promu au rang de surintendante. À cette époque, Nightingale s'est également portée volontaire à l'hôpital Middlesex. Elle demanda cet hôpital du fait de l’augmentation de l’épidémie de choléra. Cela étant expliqué par des conditions d'insalubrité propices à la propagation rapide de la maladie. Elle se donna pour mission d'améliorer les pratiques d'hygiène. Ce changement permit de réduire considérablement le taux de mortalité à l'hôpital.

Hopital Harley Street où étudia Florence Nightingale

  A. Le début de la guerre de Crimée

En octobre 1853, la guerre de Crimée éclate. Les forces alliées britanniques et françaises sont en guerre contre l'Empire russe pour le contrôle du territoire ottoman. Des milliers de soldats britanniques sont envoyés en mer Noire, où les réserves s'épuisent rapidement. En 1854, pas moins de 18 000 soldats ont été admis dans les hôpitaux militaires.

À l'époque, aucune infirmière n'était en poste dans les hôpitaux de Crimée. Après la bataille d'Alma, l'Angleterre s'indigne de la négligence dont font l'objet ses soldats malades et blessés. Non seulement ils ne bénéficient pas d'une attention médicale suffisante en raison du manque de personnel dans les hôpitaux. Mais en plus ils croupissent dans des conditions d'insalubrité effroyables.

La guerre de Crimée

3. Florence Nightingale une infirmière pionnière:

À la fin de l'année 1854, Nightingale reçoit une lettre du secrétaire d'État à la Guerre, Sidney Herbert. Dans cette lettre il lui demande d'organiser un corps d'infirmières pour soigner les soldats malades et morts en Crimée. Ayant le contrôle total de l'opération, elle réunit rapidement une équipe de près de trois douzaines d'infirmières issues de divers ordres religieux. Toute cette équipe embarque avec elle pour la Crimée quelques jours plus tard.

A. Le départ vers Istanbul

Bien qu'elles aient été prévenues des conditions horribles qui y régnaient, rien n'aurait pu préparer Florence et ses infirmières. Elles arrivèrent à Scutari, l’hôpital de base britannique de Constantinople. L'hôpital se trouvait au sommet d'un grand cloaque, qui contaminait l'eau et le bâtiment lui-même. Les patients gisaient dans leurs propres excréments sur des brancards éparpillés dans les couloirs. Des rongeurs et des insectes passaient devant eux en courant. Les fournitures les plus élémentaires, comme les bandages et le savon, se font de plus en plus rares. Cela étant dû à la quantité de malades et de blessés qui augmentait. Même l'eau devait être rationnée. Plus de soldats mouraient de maladie infectieuse comme la typhoïde et le choléra que de blessures subies au combat.

Hôpital de Scutari

B. La remise en état de l'hôpital de Scutari :

Florence Nightingale, qui n'avait pas froid aux yeux, se mit rapidement au travail. Elle se procura des centaines de brosses à récurer. Demandant aux patients les moins infirmes de récurer l'intérieur de l'hôpital du sol au plafond. Elle passait elle-même chaque minute de son temps à s'occuper des soldats. Le soir, elle se déplaçait dans les couloirs sombres en portant une lampe et en faisant sa ronde. Elle s’occupait des patients les uns après les autres. Les soldats, à la fois émus et réconfortés par son inépuisable compassion, ont commencé à l'appeler "la dame à la lampe". D'autres l'appelaient simplement "l'ange de la Crimée". Son travail a permis de réduire le taux de mortalité de l'hôpital de deux tiers.

En plus d'améliorer considérablement les conditions sanitaires de l'hôpital, Nightingale a institué une "cuisine des invalides". Dans laquelle on préparait des aliments appétissants pour les patients ayant des besoins alimentaires particuliers. Elle a également créé une blanchisserie pour que les patients disposent de linge propre. Ainsi qu'une salle de classe et une bibliothèque pour la stimulation intellectuelle et le divertissement.

Florence Nightingale ou "la dame à la lampe"

4. La reconnaissance du travail de Florence Nightingale:

Elle resta à Scutari pendant un an et demi. Elle partit à l'été 1856, une fois le conflit de Crimée résolu. Et est retournée dans sa maison d'enfance à Lea Hurst. À sa grande surprise, elle reçoit un accueil de héros, que l'humble infirmière fait de son mieux pour éviter. L'année précédente, la reine Victoria avait récompensé le travail de Nightingale en lui remettant une broche gravée, connue sous le nom de "bijou Nightingale". De plus, elle lui a accordé un prix de 250 000 livres du gouvernement britannique.

A. Une figure publique

Elle a décidé d'utiliser cet argent pour faire avancer sa cause. En 1860, elle a financé la création de l'hôpital St. Thomas et, au sein de celui-ci, de l'école de formation des infirmières Nightingale. Florence est devenue une figure d'admiration publique. Des poèmes, des chansons et des pièces de théâtre ont été écrits et dédiés en l'honneur de l'héroïne. Les jeunes femmes aspirent à lui ressembler. Désireuses de suivre son exemple, même les femmes des classes supérieures aisées commencent à s'inscrire à l'école de formation. Grâce à Florence, le métier d'infirmière n'est plus mal vu par les classes supérieures ; il est même considéré comme une vocation honorable.

Travaux réalisés par Florence Nightingale

B. L'écriture d'un rapport sur l'état de l'hôpital:

Sur la base de ses observations pendant la guerre de Crimée, Florence a rédigé des Notes sur les questions affectant la santé, l'efficacité et l'administration hospitalière de l'armée britannique. Un rapport massif publié en 1858 qui analyse son expérience et propose des réformes pour les autres hôpitaux militaires. Ses recherches allaient déclencher une restructuration totale du département administratif du War Office. De plus, cela permit la création d'une commission royale pour la santé de l'armée en 1857. Elle s'est également distinguée par ses talents de statisticienne, créant des diagrammes circulaires de type Coxcomb sur la mortalité des patients à Scutari. Influençant l'orientation de l'épidémiologie médicale.

Écriture du rapport de Florence Nightingale

5. Le Vie ultérieure de Florence Nigthingale :

Pendant son séjour à Scutari, elle a contracté une infection bactérienne, la brucellose. Cette infection est également connue sous le nom de fièvre de Crimée. Malheureusement, elle ne se remettra jamais complètement de cette infection. À l'âge de 38 ans, elle est confinée à la maison et régulièrement alitée, ce qui sera le cas pour le reste de sa vie. Farouchement déterminée et toujours aussi dévouée à l'amélioration des soins de santé et au soulagement des souffrances des patients. Florence a poursuivi son travail depuis son lit.

 A. Femme de pouvoir et présente dans la politique:

Résidant à Mayfair, elle reste une autorité et un défenseur de la réforme des soins de santé, interviewant des politiciens et accueillant des visiteurs de marque depuis son lit. En 1859, elle a publié Notes on Hospitals, qui portait sur la manière de gérer correctement les hôpitaux civils.

Tout au long de la guerre civile américaine, elle a été fréquemment consultée sur la meilleure façon de gérer les hôpitaux de campagne. Elle a également fait autorité sur les questions d'hygiène publique en Inde. Tant pour les militaires que pour les civils, bien qu'elle ne se soit jamais rendue en Inde elle-même.

Guerre civile américaine

B. Des actes décorés:

En 1907, elle a été décorée de l'Ordre du mérite par le roi Édouard et a reçu la liberté de la ville de Londres l'année suivante. Elle devint ainsi la première femme à recevoir cet honneur. En mai 1910, elle reçoit un message de célébration du roi George pour son 90ème anniversaire.

Médaille de l'ordre du mérite

6. Mort et héritage

En août 1910, Florence Nightingale tombe malade, mais semble se rétablir et est apparemment de bonne humeur. Une semaine plus tard, dans la soirée du vendredi 12 août 1910, elle développe une série de symptômes troublants. Elle mourut de façon inattendue vers 14 heures le lendemain, samedi 13 août, à son domicile de Londres. 

A. Des funérailles discrètes:

De manière caractéristique, elle avait exprimé le désir que ses funérailles soient une affaire calme et modeste. Malgré le fait que la population voulait faire partie de la commémoration. Car elle fut toujours là pour prévenir les maladies et à assurer un traitement sûr et compatissant pour les pauvres et les souffrants. Respectant ses dernières volontés, ses proches ont refusé des funérailles nationales. “La Dame à la lampe” a été enterrée dans la concession familiale de l'église St. Margaret, à East Wellow, dans le Hampshire, en Angleterre.

Funéraille en petit commité

B. Un musée à son nom

Le musée Florence Nightingale, abrite plus de 2 000 objets commémorant la vie et la carrière de "l'ange de Crimée". Il se trouve sur le site de l'école de formation des infirmières. Aujourd'hui encore, Florence Nightingale est largement reconnue et vénérée comme la pionnière des soins infirmiers modernes.

Musée Florence Nightingale